5 astuces pour éviter la tricherie en classe

Il y a de la tricherie en classe?

« Madame!  Pierre-Jean-Jacques a regardé sur ma copie! Il triche! »

Cette phrase, on l’a tous déjà entendue dans notre classe ou même peut-être déjà prononcée dans notre tendre enfance.  On se souvient probablement aussi de la frustration ou du sentiment d’injustice que l’on avait ressenti.  Pourquoi des enfants trichent-ils souvent?


De un, les enfants développent graduellement leur jugement éthique. Chez nos élèves,  le désir de gagner ou d’obtenir une meilleure note prend souvent le dessus sur leur conscience morale.  C’est si tentant de jeter un coup d’œil sur la copie du voisin! « Si j’obtiens un A, mes parents seraient si fiers! »


De deux, nos élèves peuvent aussi tricher par peur de l’échec.  Il accepte mal de perdre, d’avoir un moins bon résultat. Ils doivent donc apprendre à perdre, mais aussi à réussir.


Au quotidien, les enseignants ont à développer chez leurs élèves le goût de l’effort, à valoriser le travail bien fait et à partager leurs propres valeurs en ce qui concerne le bien, le mal et ce qui est accepté en société.  Cette tâche collaborative avec les parents se veut primordiale.  L’enfant  a besoin de modèle.  Sachant tout cela, il n’en reste pas moins qu’en situation de tricherie, on ne sait parfois pas trop comment intervenir.


par ecoleetbricoles.blogspot.com



Voici donc comment éviter la tentation de la tricherie en classe en 4 points:


     1. La prise de conscience

À l’aide de technique d’impact, on peut tenter de faire prendre conscience à nos élèves que la tricherie ne mène à rien.  Finalement, on se ment à soi-même ce qui est encore pire que de mentir aux autres!  


Ayant été confrontée à la tricherie dans ma classe, j’ai eu recours aux techniques d’impact de Danie Beaulieu. Pour ceux qui ne connaissent pas ces techniques, il s’agit en fait de courtes activités simples axées sur la résolution de problème entre autres par l’imagerie mentale, le graphisme,  la métaphore et les objets.  Ces techniques permettent une assimilation plus rapide et prolongée et s’avèrent vraiment efficaces pour les avoir moi-même essayées!  

J’ai acheté il y a quelques temps le livre suivant qui m’est d’un grand recours à chaque année lorsque je veux bien intervenir et surtout amener une prise de conscience chez mes élèves.
De plus, je vous invite à visiter le site de Madame Danie Beaulieu.

Allégories pour les petits et grands défis de la vie

Les allégories sont aussi efficientes. Vous savez ces courtes histoires qui nous amènent à une prise de conscience, à trouver une solution en nous-même? J’aime bien en lire en classe, car cela apporte toujours une discussion fort intéressante et une confrontation parfois des idées.  







2. La ruse

On ne peut avoir les yeux tout le tour de la tête, même si on le voudrait bien fort.  Donc, on utilise la ruse. Je me sens un peu diabolique quand j’utilise ces deux subterfuges, mais puisqu’ils fonctionnent bien et ne font de mal à personne, je ne peux m’empêcher de m’en servir année après année.  Il faut que cela reste un secret de prof toutefois. Juré?

Truc 1 : J’invente un faux espion! Aussi simple que ça.  En début d’année, je dis que j’ai sélectionné un espion dans la classe.  Je sais donc tout et je vois tout à travers lui. L’ayant choisi pour ses grandes capacités en matière de discrétion, il ne me trahira pas et ne dira jamais qu’il est mon espion, même sous la torture J  Pendant une semaine, les élèves cherchent et se demandent qui peut bien avoir été sélectionné.  Le secret dur toute l’année et n’est JAMAIS dévoilé, même en juin, car on veut pouvoir s’en servir à chaque année et on ne désire pas que les élèves de l’école soient mis au courant!


Truc 2 : Je mentionne aux élèves qu’il y a des tests différents et que cela ne donne rien de regarder puisque les questions ne seront pas similaires. Et vous savez quoi?  Ça fonctionne vraiment!



3. La prévention

Mieux vaut prévenir que guérir dit le proverbe. Faites-en tout autant.  Une fois les tests distribués, on déplace légèrement les pupitres.  On peut aussi acheter des cloisons ou s’en fabriquer. J’aime les idées suivantes  qui sont peu dispendieuses :


LapBook avec 2 dossiers de format légal. Il n'en faut que 6 par classe.:
-Se servir des fichiers et les coller deux à deux pour créer une cloison. On peut plastifier pour plus de solidité et pourquoi  ne pas y ajouter des stratégies ou trucs pour aider tant qu’à y être. Voici un superbe exemple proposé par Profsetsoeurs

-Prendre une boîte de carton et l’ouvrir pour réaliser un paravent.

-Utiliser les pancartes électorales.  Elles sont rigides. Je demande aux partis concernés si je peux leur en prendre une fois les élections passées évidemment!



      4. La constance

Nos consignes sont claires dès le début de l’année: tolérance zéro pour toute forme de tricherie en classe. Notre système d’émulation inclut même une clause à cet effet. Tricher, c’est grave et passible d’une conséquence. De plus, cela implique la perte de quelque chose d’encore pire qu’une punition : la perte de la confiance de son enseignante.  Difficile de récupérer la confiance de quelqu’un… 


De plus, j’exige que les élèves restent assis en tout temps lors des examens.  Pas de déplacements en classe sauf pour la remise du travail.  On lève la main et on attend que je me déplace.  On est constant dans nos interventions et on maintient le cap toute l’année.





 Prise de conscience, ruse, prévention et constance tiendront vos élèves loin de la tentation de tricher. Garanti!

2 commentaires:

  1. J'ai bien le truc de la ruse avec l'élève-espion! ahahah Ce doit être drôle de les voir chercher l'espion dans la classe!

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    1. C'est une enquête assidue et infernale pendant les premières journées. Qui pourrait bien être l'élu? Ensuite, ils oublient l'espion, mais j'en reparle de temps en temps pour continuer à semer le doute. Hilarant!

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